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Le psychologue Alex Delaware, personnage récurrent des romans de
Jonathan Kellerman, est appelé à la rescousse par l'une de ses
anciennes collègues, le docteur Stéphanie Eves. Une des
patientes du Dr. Eves, Cassie, une enfant de deux ans, semble atteinte d'un mal
inexplicable, ayant commencé par des problèmes respiratoires, puis
gastriques, et enfin neurologiques. Les tests cliniques ne révélant
rien, et le Dr. Eves demande à Alex Delaware s'il n'y a pas une
explication psychologique derrière ces malaises.
Alex Delaware soupçonne chez un des proches de la petite fille un
syndrome de Münchausen relayé, qui consiste à infliger à autrui (le
plus souvent son propre enfant) des blessures afin d'attirer
l'attention sur soi. Parallèlement aux soupçons qu'Alex Delaware
conçoit envers les proches de Cassie, et en particulier la mère, il apprend qu'elle est la
petite fille de Charles Jones, le principal directeur financier de
l'hôpital, ce qui évidement complique l'affaire. Alors qu'une
atmosphère de suspicion règne, l'hôpital lui-même est l'objet de
critiques, de nombreuses coupes budgétaires ne permettant pas de
maintenir tous les postes et tous les services nécessaires. Le
domaine de la sécurité ayant été un des premiers à en pâtir, tout le
monde est atterré, mais personne n'est réellement surpris lorsqu'un
médecin se fait assassiner avant d'être dévalisé, dans le parking de
l'hôpital...
Jonathan Kellerman aborde avec La Valse du Diable un sujet
terrible, celui du syndrome de Münchausen relayé. Parallèlement à
l'histoire principale, il complique inutilement et maladroitement
son récit avec une affaire financière aux rebondissements plutôt
alambiqués. De plus, si la pathologie du syndrome de Münchhausen est
bien expliquée, les motivations psychologiques des personnages (qui
sont par ailleurs assez stéréotypés) le sont beaucoup moins, ce qui
est une grave lacune, pour un roman dont le sujet principal tourne
autour de la psychologie. Ainsi, certaines questions restent sans
réponses. Au final, La Valse du Diable reste un roman correctement
divertissant bien que mal
construit
et lacunaire...
Note:
    
© Discussing Books, 20 juin 2006 |