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Le Sourire de l'Ange est un récit autobiographique. Jeanne
Bourin commence le roman de sa vie en révélant deux rêves étranges
qu'elle a fait et qui ont changé son existence. Ceux-ci l'ont amenée
à une réflexion concernant deux attitudes possibles face aux
interrogations des hommes: "le matérialisme ou la quête
spirituelle". Le matérialisme n'apporte au fond qu'un plaisir
éphémère conduisant à une certaine frustration, alors que toutes les
activités d'ordre spirituel amènent une saine émulation, un
dépassement de soi-même, un plaisir d'en faire plus, d'en savoir
plus, sans compter le plaisir aussi de la méditation, un véritable
enrichissement intérieur.
Suite au décès de son père, elle réalise que nous ne sommes pas
objectifs face à la souffrance: la nôtre a un poids beaucoup plus
important que celle des autres. Par la suite, elle veut témoigner de
sa foi retrouvée en donnant un enseignement religieux.
Au cours de son autobiographie, Jeanne Bourin nous rappelle le
succès de son livre La Chambre des Dames, qui sera suivi par
de nombreux romans médiévaux.
La famille demeure pour elle "le centre sacré et essentiel du
destin. La diversité des composantes qui forme une famille impose de
rester ouvert aux autres. On doit craindre les dérives effrayantes
auxquelles peut conduire un besoin de spiritualité mal compris et
mal vécu".
C'est un très beau livre qui pousse à la méditation et à la
remise en question de certaines valeurs existentielles et qui peut
contribuer à redonner un sens spirituel à la vie.
Note:    
29 août 2002
Merci à l'auteur de cette critique. |