| Ben
Bradford est un avocat de Wall Street qui vit avec sa famille dans un
pavillon de banlieue aisée du Connecticut. Il donne à tous
l'apparence d'un mari et d'un père comblé, mais au fond de lui, il a
l'impression d'avoir raté sa vie: il aurait voulu être photographe,
vivre une vie d'aventures, toujours sur la route, poursuivant le
scoop. Mais la vie en a décidé autrement, et Ben n'est pas
heureux, malgré sa réussite professionnelle... Peu à peu, devant la froideur grandissante de sa femme
à son égard, Ben soupçonne qu'elle a un amant. Ses soupçons se
confirment rapidement. Dans un moment de colère, Ben tue l'amant de
sa femme. Deux solutions s'offrent à lui: avouer son crime et finir
sa vie en prison ou masquer son méfait et utiliser ses compétences
d'avocats pour s'offrir une nouvelle vie, en adoptant l'identité de sa
victime: Ben choisit la deuxième solution et devient Gary Summers,
photographe...
L'Homme qui voulait vivre sa vie est un de ces romans
qu'on a peine à abandonner avant la dernière page, car l'intrigue
est bien ficelée, et ceci même si l'on ne découvre aucun
retournement de situation majeur. On suit les mésaventures du
personnage principal de son point de vue, et l'on finit par éprouver
de la sympathie pour lui et par souhaiter qu'il se sorte d'une
situation inextricable! L'aspect psychologique du roman est
particulièrement bien réussi (tout comme dans
Une Relation Dangereuse,
roman de Kennedy que j'ai lu récemment) et on est pris dans le
dilemme du personnage principal qui doit renoncer à ses enfants afin
de poursuivre, ou plutôt refaire, sa vie. L'Homme qui voulait
vivre sa Vie est aussi une critique assez sévère de la société
de consommation et de ce qu'elle cache; un malaise qui découle de
l'"American way of life" et de cette réussite sociale tellement
importante...
Un très bon suspense...
Note:   
© Discussing Books, 19 septembre 2004
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