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Dans Les Désarrois de Ned Allen,
Douglas Kennedy s'en prend au yuppie New-yorkais
typique des années 90. Ned Allen vend des espaces publicitaires pour
un magasine d'informatique. Sûr de lui et de ses capacités de
vendeur, il essaie de faire oublier qu'il vient d'une famille
modeste du Maine et il a réussi en peu de temps à gravir les
échelons de son entreprise et à vivre la vie qui va avec (appartement
à Manhattan, restaurants huppés et spectacles, une femme qui a elle aussi réussi, etc.).
Pourtant, une série de mauvaises décisions, une fusion et une
restructuration provoquent la catastrophe... Au lieu de se trouver
promu directeur comme il le pensait, Ned est mis à la porte du jour
au lendemain. Pis que ça: un malheureux mouvement d'humeur le grille
dans la profession... C'est la spirale infernale: entre le
chômage, les dettes accumulées lors des années de faste, et les
consultations avec une agence de placement qui ne lui laissent pas
beaucoup d'espoir, Ned désespère et commence bientôt à boire. Sa
femme le quitte, le chassant de leur appartement commun. Ned se
retrouve presque à la rue... Alors que l'espoir semble se manifester
sous la forme d'un ancien copain d'université, Ned est sur le point
de prendre une mauvaise décision de trop...
Les Désarrois de Ned Allen est un excellent suspense de
plus par l'auteur de Rien ne va plus
et Cul-de-sac. Kennedy a une plume
cynique et une vision décapante des milieux qu'il examine à la loupe
dans chacun de ses romans. Un seul regret: l'histoire du sabordage
de Ned Allen dans le milieu de la pub est plus fascinante que
l'intrigue à la Grisham qui n'intervient que dans le dernier quart
du livre. On a une impression de manque d'homogénéité, même si les
événements du dernier quart sont amorcés dès le départ. Un très bon
roman tout de même et un livre qu'on ne lâche pas facilement!
Note:   
© Discussing Books, 29 août 2005
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